Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 18:58

Vendredi 6h30.

Yumewakaba 2014.

Shudei kyusu Yamada So.

Yunomi Shigaraki Kengo Saeki.

 

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Je suis heureux d'utiliser des ustensiles et un thé "simples" et "éprouvés" :

- mon plus ancien kyusu : bientôt 4 ans d'une utilisation régulière, 2-3 fois/semaine

- yumewakaba, un des 3 premiers sencha qui m'ont fait tomber amoureux de cette famille de thés en 2010

- un yunomi cuit au feu de bois, de forme simple, sans chichi, pas cher.

 

J'aime retrouver le matin des ustensiles sans prestige particulier, mais chers à mon coeur.  Je me sens à l'aise avec eux, pas impressionné, comme je peux l'être avec d'autres ustensiles (dont je reparlerai ultérieurement...).

 

 

 

Je me rends compte aussi que je choisis mon thé du matin, entre autres, selon le type de journée que je vais passer. Ce vendredi c'était journée de terrain dans les champs de maïs, nature, soleil, activité physique, grand air. J'avais besoin le matin d'un chaki (ensemble des ustensiles) proche de la nature, d'un thé simple, fort, végétal, boueux...D'où ces terres rouges du kyusu et du yunomi, ce fukamushi simple et franc. Une journée au bureau, à réfléchir sur des trucs plus compliqués par exemple, je sens que j'irais plus vers un thé "de bouche", comme un futsumushi sencha de montagne, dans une petite tasse délicate.

 

Intéressant de voir jusqu'où peuvent aller les liens entre ses ustensiles et thés et sa vie professionnelle, familiale ou autre...Le thé n'est pas un sujet clos, qui se suffit à lui-même, s'auto-alimente et produit des effets juste pour lui-même. Non, le thé est pleinement dans ma vie. Le moment de thé est pensé selon ma vie pratique du jour, et il continue d'infuser dans ma tête durant la journée entière...

 

Est-ce de ce fait paradoxal avec ma réflexion de l'article précédent ? selon laquelle j'essaie pendant mon heure de thé de me couper du monde...

 

 

 

 


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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 17:25

Je reprends ce blog après plusieurs mois d'absence...Je ressens le besoin d'écrire sur mes moments de thé matinaux...Je vais essayer de relater ici mes expériences, émotions et réflexions au quotidien...comme un journal...

 

 

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Ce matin. 6h35.

Yabukita futsumushi sencha de Shizuoka. Robustes aiguilles de tailles inégales. Superbe thé oeuvre de Mr Shigeta.

Kyusu de mon ami Taisuke-san.

Guinomi Ido Omae Satoru.

 

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Je ressens un privilège immense de pouvoir vivre de tels moments. La 1ère tasse de cette liqueur de sencha vaut tout l'or du monde. J'y passe près d'un quart d'heure.

 

Désormais je ne prends plus de notes pendant mon heure de thé japonais du matin. Je ne lis plus non plus, ou presque plus, sinon de la poésie. Je m'efforce, sans grand succès pour l'instant, de faire le vide, m'extraire du monde pour entrer en moi-même. Pas facile. Les activités de la journée de travail à venir envahissent inévitablement ma tête. Entre autres...

 

J'essaie d'accompagner le trajet de la liqueur qui coule dans mon corps pour apaiser les tensions, laisser retomber la turbidité des idées et des émotions comme le dépôt lentement sédimente dans un verre d'eau sale que l'on vient de remuer.

 

J'essaie aussi d'écouter le silence pour me concentrer. Et de délier les gestes, de les accompagner du souffle.

 

Mais j'ai encore un immense chemin de pratique à parcourir...

 

 

Je me rends compte que la tasse joue un rôle grandissant dans ma pratique du thé japonais. Je suis un grand amoureux des théières, kyusu japonais en particulier. Mais la tasse, guinomi ou yunomi, est finalement l'ustensile que l'on a en main le plus pendant une dégustation. La théière une fois la liqueur versée est reposée sur le plateau. Alors que je garde la tasse en main tout le temps de déguster la liqueur. Le contact physique avec la main et les lèvres donne à la tasse une grande importance.

 

En la matière ce Guinomi Ido est une perle rare. Son émail craquelé est comme la peau d'une main crevassée par le temps et le travail. Il me fait penser aussi à ces terres arides dont la couche de surface se fendille et se soulève comme pour appeler à l'aide...

 

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C'est sur cette terre que je construis la base de ma journée.


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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 14:33

les vagues déferlent sur les rocs,

mes dents

l'écume blanchit la plage,

ma langue

une tempête de pu er fait rage dans

ma bouche

 

 

le thé est l'axe central de la centrifugeuse qu'est la vie

 

 

un thé, un point

patiemment je trace

une ligne de vie

 

 

chaque matin je taille un diamant

dont l'éclat

éclaire mes pas

toute la journée durant

 

 

ta sève coule en moi

tasse tronc

mes veines et ton phloème

communiquent

 

 

en vain j'ai cherché ce matin

à percer le mystère de ta liqueur opaque

mais tu es demeurée

impénétrable

à la lumière de mon coeur

 

 

face à face, dans la boue

deux chevaux mâchent leur foin

qu'il semble chaud et croquant !

 

 

le coureur tente en vain

de suivre la branche morte

sur la rivière en crue

 

 

les chaudes et brillantes paillettes

accueillent l'austère liqueur

comme le printemps jaune des colzas

reçoit mon corps fatigué

 


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Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 22:02

  J'ai reçu il y a pile 1 mois le plus beau kyusu que j'ai vu de ma vie...

 

 

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Un kyusu signé Taisuke 大佑 Shiraiwa 白岩.

 

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Taisuke (son nom) Shiraiwa (son prénom) est ici à gauche, à côté de son illustre professeur Konishi Yohei 小西洋平.

 

Il est installé à Hakodate, sur l'île de Hokkaido, la plus septentrionale de l'archipel japonais. Ville où la tradition de la céramique est encore aujourd'hui très peu présente...

 

Il est né en 1985.

 

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Il produit uniquement des théières. Cuisson au feu de bois (son four ci-dessus), mais aussi four électrique et au gaz.

 

Son site internet

 

Shiraiwa-san est un jeune potier, mais déjà très talentueux. Il suffit pour s'en rendre compte de parcourir la galerie des kyusu qu'il a produits (3è onglet sur son site).

 

Celles et ceux qui connaissent le travail de Konishi Yohei y percevront probablement la filiation évidente avec son professeur.

 

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Ce qui me fait fondre en premier lieu, c'est ce manche extrêmement court, cintré, qui s'ouvre et se referme presque entièrement. Autre appendice très court : le bec. Avec cette attache très caractéristique sur le corps de la théière, par ce cercle très marqué. Taisuke Shiraiwa explique sur son site sa recherche esthétique et fonctionnelle...Manche et bec courts sont des points prioritaires pour lui.

 

La forme de ce kyusu est vraiment sensationnelle aussi : très racée je trouve, trapue, ramassée, mais quel dynamisme !

 

Le couvercle, avec ce bouton inimitable, unique, jamais deux fois le même !

 

La couleur de cette argile de Hakodate, noire scintillée de cristaux brillants à l'intérieur, tantôt mate tantôt brillante à l'extérieur. Et quel beau yohen, vert - bleuté !

 

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Au delà de ses qualités esthétiques, ce kyusu est très fonctionnel. Il mesure 220 ml.

Le filtre est un filtre non direct, mais légèrement incurvé, qui épouse parfaitement la paroi interne. Il est très efficace avec tout type de sencha.

La prise à deux mains pour verser est parfaite aussi.

 

J'ai la chance depuis deux mois d'échanger des messages avec Shiraiwa-san. Même si l'anglais est une langue qu'il pratique peu, c'est formidablement enrichissant. Faire reconnaître son travail dans sa région, ni même au Japon n'est pas chose facile. Il est donc très heureux de pouvoir bénéficier de cette mise en lumière que je suis à mon tour très heureux, et honoré de lui offrir.

 

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(yuzamashi également par Taisuke Shiraiwa).

 

Je vais m'arrêter là, mais il y aurait tant à en dire...

 

Je souhaite vraiment aider Shiraiwa-san à faire connaître son travail en France, voire plus largement. Si donc vous avez des questions suite à la lecture de cet article, n'hésitez pas à me contacter, laisser un commentaire etc.

 

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Samedi 25 janvier 2014 6 25 /01 /Jan /2014 17:51

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tasse - tronc de hêtre

par un mouvement inverse aux lois de la nature

en toi je verse la sève brute

tu me nourris de ta sève élaborée

 


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Jeudi 9 janvier 2014 4 09 /01 /Jan /2014 17:23

Sencha et Pu er sont mes 2 jambes. C'est avec eux que je chemine chaque jour sur ma voie du thé. Et je remarque que je vis assez différemment ces 2 familles de thé.

 

Le sencha - Le Pu er

 

Je bois mon sencha quasi-exclusivement tôt le matin, entre 6 et 8h.

Je bois mon pu er le plus souvent l'après-midi, voire sur une journée complète en travaillant.

 

J'aime le thé japonais de plus en plus pour ses fabuleuses céramiques et poteries. La tasse a presque autant d'importance que la théière.

Je suis bien moins exigeant pour les ustensiles chinois. Certes j'adore les petites théières Yixing, mais je peux utiliser des ustensiles plus simples, plus neutres, moins recherchés que pour mon thé japonais.

 

Quand je prépare et déguste mon sencha, j'essaie d'en faire un moment de méditation en quelque sorte. Assis calmement en tailleur sur mes coussins. Silence. Silence des pensées. Gestes déliés. Verse délicate dans un kyusu au volume assez confortable sur les fragiles feuilles de sencha. Attention à la température de l'eau. J'apprécie chaque gorgée intensément. 3 ou 4 infusions et c'est fini. C'est un moment de détente et d'apaisement, mais aussi contenu, maîtrisé. Japonais quoi !

Lors de la dégustation d'un pu er, je pense que je "me lâche" plus. Je "truffe" la théière d'une grosse quantité de feuilles, non pesée. J'y verse de l'eau bouillante. Je fais déborder l'eau, j'arrose la théière. Je verse dans une tasse assez simple. Souvent j'enchaîne 2 infusions immédiatement, je bois la tasse parfois très vite, recherchant la sensation forte, l'expérience maximale de force et de mordant, l'amertume et l'astringence du jeune pu er sheng.

 

En sencha, je ne vais pas chercher les plus belles feuilles, les plus hautes qualités. Depuis 3 ans que j'en bois, je pense commencer à cerner les 7-8 thés que j'aime boire sur l'année. J'aime les thés plutôt simples, j'aime retrouver les mêmes thés d'un matin à l'autre.

En pu er, je suis plus curieux, expérimentateur, à la recherche de belles feuilles, prêt à mettre des prix plus élevés au gramme qu'en sencha.

 

Le sencha est mon thé du coeur.

Le pu er est mon thé du corps.

 


C'est vraiment avec ces 2 types de thés que je trouve mon équilibre au quotidien.

 


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Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 21:28

"Plus on connait les choses, plus elles sont belles", écrit Sylvain Tesson dans "Dans les forêts de Sibérie".

J'aime cette phrase. Elle me parle tellement.

Ainsi, la beauté d'une céramique ou d'un kyusu japonais n'est pas pleine et entière dès le premier regard ? La beauté de nos ustensiles n'est pas intrinsèque à leur nature, mais elle existe et évolue au gré du regard qu'on leur porte et des gestes que l'on a pour eux ?

Mon expérience essentiellement en matière d'ustensiles de thé japonais me fait souscrire pleinement à cette idée. J'utilise mon kyusu shudei de façon très régulière depuis plus de 3 ans. Je le connais parfaitement. Son volume, ses courbes, sa texture, ses lignes concentriques, ses particules saillantes ici et là. La patine qu'il a prise en 3 ans. J'aime ce kyusu tellement plus qu'il y a 3 ans. Il n'a jamais été aussi beau. J'y tiens tellement.

J'ai un Yunomi de style "Kohiki" signé Hamada Jyunri depuis janvier 2013. Kohiki veut dire qu'une couverte transparente est appliquée sur la pièce, ce qui la rend dure en surface, et donc peu évolutive. Figée. Cependant, je trouve qu'elle évolue. Je ne la vois pas identique deux matins de suite. Je ne cesse d'y découvrir des détails nouveaux...du bleu ici, du violet au milieu du beige là, une face aplatie que je n'avais jamais vraiment remarquée, une teinte plus grise sous un éclairage différent...Tous ces émerveillements du quotidien ne sont possibles que parce que je connais très bien cette tasse, je l'ai parfaitement en main, j'ai comme incorporé dans ma main ses dimensions, son gabarit. C'est parce que je la connais bien, cette tasse, que je la trouve vraiment très belle. Sa beauté n'est donc pas uniquement en elle, mais aussi en moi, elle naît de mon regard sur elle, de mes gestes pour elle. Ce qui me fait citer cette deuxième phrase que m'a écrite un jour un ami de thé, peintre :

"La beauté des choses naît du regard que l'on porte sur elles". La beauté de mes ustensiles naît du regard que je porte sur eux.

 

De la première phrase, il me semble que l'on peut en tirer l'enseignement suivant pour notre pratique quotidienne (il est toujours bon de pouvoir tirer des enseignements pratiques de grands principes...) :

- pour exprimer pleinement la beauté de nos ustensiles, il faut les connaitre, c'est à dire les voir chaque jour, les toucher, les caresser, les frotter, les utiliser avec du thé évidemment...les voir évoluer, se patiner, se culotter, se craqueler. Leur être fidèle. Se lever le matin pour retrouver avec le sourire les êtres que l'on aime...il doit en être de même avec nos ustensiles. Selon moi ceci implique avoir peu d'ustensiles, et les utiliser souvent, souvent les mêmes. C'est pour moi la condition sine qua non pour bien connaître ses objets, et donc voir leur beauté rayonner.

 

De la seconde phrase, me vient la réflexion selon laquelle la beauté absolue d'une tasse, d'une théière incroyable que l'on voit dans une galerie de céramiques réputée n'est pas systématiquement supérieure à la beauté relative, celle qui naît de la relation que nous avons avec nos ustensiles. Pour ne pas systématiquement trouver plus beaux et désirables les ustensiles que l'on voit sur internet, que les ustensiles que l'on possède déjà, (comportement qui est encore souvent le mien aujourd'hui), inversons la tendance, et essayons de voir dans nos ustensiles actuels l'histoire que nous avons en commun, parce que la beauté d'un objet réside aussi dans cet impalpable, dans l'histoire que depuis des mois ou des années nous écrivons ensemble, dans ces matins passés ensemble avec un bon sencha...

 

J'utilise depuis 2 ans une modeste petite théière de forme xishi pour infuser mes pu er au bureau. Quand je suis au bureau une journée entière, je l'ai en permanence à côté de moi, je la prends en main très souvent, la frotte, l'enduis de thé, l'admire sous la lumière changeante. Le week-end, à la maison, j'utilise deux petites zini plus prestigieuses, faites d'une meilleure argile, aux plus belles finitions...Souvent je laisse ma xishi au bureau le week-end et les vacances, posée à sécher sur une serviette dans un tiroir. Je ne veux pas la ramener à la maison, et la poser sur ma table à thé à côté de mes 2 zini. Hier, je l'ai ramenée à la maison pour les vacances. Je pensais : "Cette théière n'est pas aussi belle que les 2 autres, elle ne mérite pas de trôner sur ma belle pierre sur ma table à thé". J'ai désormais compris que c'est peut-être ma plus belle théière yixing. Pas selon des critères absolus, mais selon des critères relatifs. Moi seul trouverai cette théière plus belle que les 2 autres. Parce qu'on a un vécu ensemble, ces parfois longues journées de bureau à traiter des dossiers pas très marrants, ces pauses thé pour s'alléger l'esprit et repartir plus concentré...ces taches sur le pourtour de l'ouverture, ce culottage, ce parfum de pu er une fois ébouillantée..Ces souvenirs rendent cette théière plus belle à mes yeux que les autres...(que j'adore aussi !).

 

Avoir peu d'ustensiles, souvent les mêmes.

Bien les connaître.

Ecrire une histoire avec eux.

Leur être proche et fidèle.


Voilà ce à quoi je vais m'attacher en 2014. Je ne dis pas que j'y arriverai facilement, les tentations de découvrir de belles céramiques, poteries et thés nouveaux sont nombreuses...mais c'est vraiment un chemin que j'aimerais pouoir suivre désormais...

 

 


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Mardi 17 décembre 2013 2 17 /12 /Déc /2013 18:20

 

 

mon sencha ce matin fut une si belle fleur

que dans mon vase du jour, je n'en veux aucune autre

je veux la contempler, seule et majestueuse

que son calice accueille toutes mes pensées du jour...

 


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Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 18:09

 

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ceci n'est pas une tasse...

c'est le mur de pierre auquel chaque matin je m'adosse

c'est le tronc d'un charme dont j'admire ému les veines argentées

c'est mon bâton de marche, que je serre fermement en main pour arpenter les sentiers de la vie

c'est le petit creuset où je verse l'essence de ma vie

c'est le puits où je plonge mon regard chaque jour

et j'y sombre tout entier, en quête de moi-même...


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Dimanche 24 novembre 2013 7 24 /11 /Nov /2013 10:19

.

 

le sencha pour moi ?

une caresse

 

le pu er ?

une claque

 

 



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