Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 14:32

DSC09165.JPG

 

J'aime avoir en moi, dans mon corps, dans ma tête...le souvenir d'un thé japonais...

 

Etre marqué de cette empreinte, imprégné de cette saveur, enivré par ce parfum...

 

Etre armé de ce bouclier pour affronter la vie...

 

Ce Kabuse cha -かぶせ茶- de Uji, 2010, cultivar Samidori, provenant de Thés du Japon , 日本茶, est en ce moment le thé qui marque de son empreinte mes moments de vie...

 

Préparé dans ce kyusu Yakishime de Yamada So, il s'exprime à merveille. La première liqueur est huileuse, épaisse, riche, d'une incroyable et infinie douceur. Je garde ce liquide plus d'une minute en bouche, tant il m'est difficile de le quitter...Des notes de poire apparaissent, comme le note Florent. C'est délicieux. Tellement intense.

 

Les 2 infusions suivantes produisent des liqueurs moins denses, mais encore très jolies : alors plus vertes et végétales, moins huileuses - plus aqueuses.

 

Un thé très spécial, qui me va droit au coeur...

 

Un thé de méditation, pour les petits matins de mélancolie, graves et silencieux...

 

 


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 10:56

 

 

DSC09076.JPG

 

 

DSC09094.JPG

 

Un de mes petits plaisirs du matin...: accompagner mon thé japonais d'une lecture.

Je savoure la première infusion en silence, concentré sur le thé et les ustensiles.

Puis je déguste les 2 infusions suivantes en parcourant quelques pages.

 

Je suis depuis quelques semaines abonné à Haruki Murakami. Chacune de ses oeuvres est une petite gourmandise, dont chaque page se savoure comme une gorgée de thé.


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 10:25

Les vacances permettent de lever un peu la tête du guidon et laissent émerger quelques réflexions...(que j'ai déjà probablement plus ou moins évoqué ici...désolé si je radote...).

 

Frugalité versus Abondance

 

Avant-hier, une journée passée à la maison avec les enfants.

7h : Sencha Saemidori 2011.

9h : Assam second flush 2010 avec le petit-dej.

14h : Sencha Sayamakaori.

17h30 : Darjeeling Castleton first flush 2011.

 

Une autre journée ce sera :

7h : Sencha Manma.

 

Longtemps j'ai considéré qu'un moment libre non conscré au thé était un moment mal valorisé. Une heure devant moi ? donc un thé ! Quitte parfois à 'forcer' un peu les choses...J'ai globalement TOUJOURS envie de thé...(eh oui on se refait pas...). Mais est-ce une raison pour en faire un réflexe ? au risque de perdre en surprise. Toujours cette phrase zen de Suzuki "Zen's mind, beginner's mind". La fraîcheur, candeur, virginité du débutant, si précieuse...

 

Ce matin j'ai eu le droit à un Sencha Saemidori de toute beauté, incroyablement riche et plein. Je l'ai encore sinon en bouche du moins en mémoire (heureusement c'était il y a 3 heures...). J'hésite donc à remettre des feuilles dans une théière...pour prolonger la magie de cet instant, ne pas ajouter une nouvelle strate qui viendrait ensevelir la précédente si belle à contempler...

 

 

Rusticité versus Technicité

 

Je me remets au pu er ces temps-ci (merci Sébastien de m'avoir refilé le virus !).

A mes débuts (2004-5-6), le pu er c'était :

- taïwanaise de potier m3t

- carrés des années 80, galettes sheng de 20 ans...

- pesée des feuilles, minutage des infusions, notes de dégustation circonstanciées.

 

Aujourd'hui c'est :

- petite théière poire 10 cl (20 €)

- je ressors des galettes simples (2005 Xiaguan Ancient Wild Trees, 2003 7813 Fengqing...)

- préparation au feeling...

Et j'adore !

 

J'ai envie de mettre du feeling, du ressenti, des choses difficiles à formuler...dans la façon d'envisager une famille de thé. En l'occurence les pu er, j'ai envie de les voir comme des feuilles sorties de la forêt, brutes, natures, portant en elles des parfums sauvages, parfois délicats à dompter. Un jus de nature comme j'écrivais jadis...Donc mettre de telles feuilles dans une théière de potier, brillante, à la réalisation parfaite, compter les secondes et les grammes...je le sens pas ainsi...Mais plutôt une simple théière, une xishi j'aimerais bien, sableuse, granuleuse, posée sur un bateau en bambou, y jeter quelques feuilles d'un sheng de 3-5 ans, arroser abandamment d'eau, laisser infuser un temps raisonnable mais aucunement raisonné, et accueillir la liqueur telle qu'elle voudra se présenter à moi. Légère, abrupte, hostile ? douce et caressante ?...

 

 

Sur ces belles pensées, je vous laisse...

Aujourd'hui il pleut, que faire ? Un thé ? ou pas ? Rustique ou Technique ?...

 


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 10:08

DSC09105

 

Retrouvailles avec un thé de Yoshiaki Hiruma, dénommé Manma. Il s'agit d'un fukamushi sencha, mélange des cultivars Yabukita et Sayamakaori. Je l'avais découvert il y a 1 an environ. Et j'en ai récemment repris, toujours récolte 2010. Les feuilles ne payent pas de mine comme le montre la photo ci-dessous.

 

DSC09103.JPG

 

Des feuilles de taille irrégulière, couleur plutôt terne, des morceaux de pétioles ou de tiges mélangées...

 

Et pourtant, c'est très bon ! Ce qui caractérise ce thé, même si celui-ci a perdu de sa fraîcheur étant donné sa date de récolte, est justement sa fraîcheur verte, l'explosion de chlorophylle qu'il produit en bouche. Beaucoup de thés japonais ont cette note verte, de végétal vert, légume, mais enveloppée d'une douceur chaude, sucrée, la fameuse saveur 'umami'. Ici c'est une verdeur 'froide', brute, comme si l'on croquait à même le végétal frais. S'ajoute à ces qualités une saveur acidulée revigorante et très plaisante.

 

Un thé simple mais attachant, facile à préparer, impossible à rater, qui produit 3 voire 4 infusions vraiment agréables...

 

Qu'il est bon aussi de retrouver un thé 1 an après...On en garde un souvenir, qui peu à peu s'estompt. Puis la possibilité de s'en reprocurer arrive, et l'on se met à imaginer ce que l'on va ressentir en le dégustant à nouveau, quel goût aura t-il ? sera t-il aussi bon ? Et une fois qu'on le redéguste, est-on influencé par les premières fois ? son appréciation biaisée par les plaisirs passés ?

 

Bon...je vais relire quelques pages de Proust...


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 10:35

DSC09098.JPG

 

C'était samedi après-midi...un Tamaryokucha...

 

DSC09100.JPG

 

Concentration en quelques centimètres carrés de 4 merveilles : le kyusu, la tasse hagi-yaki, le petit hêtre et bien-sûr le thé...

 

DSC09101.JPG

 

Assis en tailleur dans l'herbe, à portée de main ces 2 magnifiques objets...les vacances débutent agréablement...


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 13:21

DSC09096.JPG

 

Je reprends cette citation du poète anglais William Blake pour illustrer mon propos...

 

Car il y a bien là l'infini lové dans la paume de ma main. Un infini pourtant bien délimité, un infini de quelques dizaines de grammes, d'environ 280 ml...Un objet plutôt statique, qui ne se transforme pas de jour en jour...Et pourtant, jour après jour la magie opère.

 

Voilà maintenant bientôt 10 mois d'une utilisation quasi-quotidienne de ce kyusu. Et je n'en ai pas fait le tour !

 

Son manche, court et ouvert, idéalement orienté vers le haut, magnifiquement cintré, si joliment attaché au corps.

Son bec, à la fonctionnalité parfaite, fin et élégant.

Sa forme d'ensemble, féminine, élancée, galbée.

Son couvercle, petite soucoupe (hélas volante à une reprise, qui a failli lui être fatale...).

Ses parois fines, fidèles révélatrices des parfums et saveurs des merveilles japonaises qu'elles hébergent.

Et surtout, son toucher, son grain, ses stries concentriques. Il faudrait que vous testiez ceci : appliquer un mouvement très léger et délicat, de haut en bas, mettant en contact très souple et léger, non insistant, la peau de la première phalange avec le corps de ce kyusu, au départ du bord du couvercle jusque sous le bec et le manche. Descendre doucement, remonter. Descendre, remonter...A la manière de ces appareils masseurs de tête faits de tiges métalliques souples qui viennent épouser la forme du crâne et provoquent la sécrétion d'endorphines par un mouvement de va et vient sur le cuir chevelu. Vous voyez ? C'est sensationnel...

 

Et quand je dis que ce kyusu est un objet statique, j'en oublie qu'il s'est déjà doté d'un joli culottage intérieur, et que le bec et le filtre sont déjà significativement imprégnés d'un dépôt verdâtre...et que la surface extérieure s'est joliment patinée au fil des mois...

 

Il est fascinant de constater qu'un simple objet puisse à ce point vous surprendre, vous émerveiller, vous charmer, vous accompagner chaque jour avec une telle intensité.

 


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 14:27

DSC09057.JPG

 

DSC09061.JPG

 

DSC09063.JPG


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 09:19

Voilà maintenant 1 an, à quelques jours près, que je chemine sur ma voie du sencha. Flash-back.

Le 11 juin 2010, je recevais mon kyusu Watanabe Tozo, qui officie désormais chez Sébastien / Vacuithé.

 

DSC08249-copie-1.JPG

 

Quel coup de coeur avec cette terre de l'île de Sado, si soyeuse, cet objet robuste et délicat à la fois, ses formes rondes, caressantes...

 

Une semaine plus tard arrivait ma commande de thé à Yoshiaki Hiruma, Saïtama. Vous en voyez ici un paquet, en l'occurence le fukamushi fabriqué avec le cultivar Hokumei ほくめい.  Quelle claque ! Au même moment j'ouvrais le paquet de son Kukicha Honeppoi yatsu 骨っぽい奴. Reclaque ! Sur le coup je me suis dit que c'était là ma plus grosse émotion de thé (pour reprendre feu le titre de mon blog).  1 an après, je confirme. Ce sont ces thés qui aujourd'hui me donnent le plus de plaisir, les meilleures sensations gustatives, mais bien au delà...

 

Découverte donc du sencha 煎茶 au travers de thés très...atypiques des sencha...ça je m'en rendrai compte plus tard...

 

L'été s'écoule...je continue à boire mes thés rouges le matin (assam, darjeeling, qimen, yunnan...). Le thé vert japonais est un petit (grand !) plaisir occasionnel...Le kukicha fait merveille par les fortes chaleurs : facile à boire, raffraîchissant. Le Hokumei sied aussi bien au contexte : du végétal très typé, additionné de notes fleuries très fraîches, une amertume très regivorante...

 

Septembre 2010 : nouvelle rencontre décisive, avec JF, qui me présente le travail de la famille Yamada : Yamada So 山田 想 et son père Yamada Emu 山田常山, désormais appelé Yamada Jozan IV. Ce dernier est le fils de Yamada Jozan III, décédé en 2005, et qui fut le premier artiste japonais fabriquant des objets de thé (chaki) à être nommé Trésor National Vivant au Japon. Je tombe en admiration devant les pièces 'Yakishime' de ces potiers (pièces cuites au feu de bois).

 

DSC09054.JPG

 

Voici une photo prise ce matin même. Mon kyusu Yakishime signé Yamada So. Incroyables oeuvres de la nature. Créées par l'homme à l'origine, mais oeuvres sur lesquelles la nature - le bois, le feu, la terre... - vient mettre sa patte, imprimer son empreinte. Hasard des couleurs, des motifs, des textures...Echo au tronc d'un hêtre que je croise dans mes ballades...petit coussin de mousse sur une pierre...il y a tout ça sur ce kyusu.

 

Mais bizarrement, le 22 septembre 2010, ce n'est pas un kyusu de ce type que je reçois du Japon, mais son frère, argile rouge, cuit au gaz, shudei en japonais 朱泥急須.

 

DSC08499.JPG

 

Ici une des toutes premières photos que je prenais de ce kyusu. Sans l'avoir prémédité, plannifié...voici qu'entre chez moi une concurrente directe de la théière Watanabe Tozo.Et son exacte opposée. Watanabe Tozo c'est  : parois épaisses, surface lisse, anse et bec très discrètement attachés au corps de la thèière, dans un mouvement très fluide. Yamada So c'est : parois fines, surface granuleuse, et ces marques caractéristiques aux points d'attache des bec et manche, la terre écrasée par les doigts du potier ou par un petit instrument.

 

Je vais très vite mettre Watanabe Tozo au placard...avec une certaine nostalgie, car c'est elle qui m'a ouvert la voie au thé japonais...

 

04 novembre 2010 : autre date fondamentale. Première dégustation d'un thé japonais dès le saut du lit, 6h30. Depuis bientôt 10 ans, le thé rouge fait mon bonheur au petit-déjeuner. Darjeeling les premiers temps, Qimen, Yunnan...plus rarement un assam, quelques fois un petit pu er shu...En tout cas une liqueur foncée, forte, dans ma théière Wendan 35 cl terre marron. Le tout accompagné de tartines marmelades d'orange...Ce petit rituel prend fin ce 04 novembre.  Un peu fébrile, pas bien réveillé, je tente le sencha au réveil. Mais ce n'est pas qu'une expérience, une curiosité...Non, c'est devenu une nécessité : le thé japonais doit devenir quotidien. Non tant par addiction, mais par hygiène de vie, par discipline. Le thé japonais ne peut être un petit plaisir, une gourmandise occasionnelle. Il DOIT être ce compagnon du quotidien. Cela s'impose à moi, naturellement...

 

Depuis cette date, je consacre environ 1 heure le matin, 6h30 - 7h30, au thé japonais. Même plateau marron, alternance shudei - yakishime.

 

Décembre 2010 : commande de thés chez Maruyama-en. Je découvre le sencha "traditionnel, classique". Moins avant-gardiste que celui de Hiruma-san. Je redoute un peu cet instant : "Et si mon amour du thé japonais se limitait à ces thés de Saïtama, évidemment thés verts japonais dans toute leur noblesse, mais malgré tout des thés atypiques, nés de l'imagination et du savoir-faire incroyables de ce grand maître de thé...?". Ma crainte sera rapidement dissipée. Enorme coup de coeur en effet pour 2 thés : un Sayama cha 狭山茶, de la même région que les thés de Y. Hiruma, mais fabriqués selon une méthode très classique ; et un Asatsuyu あさつゆ.

 

Le Sayama m'ouvre la voie des fukamushi sencha, étuvage long, feuilles brisées, parfois poudreux, en l'occurence ici avec une phase finale de fabrication qu'on appelle hi-ire, très marqué, qui donne au thé une saveur sucrée, très douce, voire douceureuse comme le dit si bien Florent, notre sommelier en thé japonais, grâce à la gentillesse de qui j'obtiens d'ailleurs cette commande de bien jolis thés. J'adore ce thé !

 

Asatsuyu est aussi une découverte forte. Cultivar à nul autre pareil. Saveur prononcée de fèves, haricot, avec aussi de la menthe et du brocoli ! Mélange bizarre...mais je suis vite conquis par ce thé, qui ne me quitte plus depuis lors.

 

Février 2011 : Voilà que la République Tchèque fait irruption dans cette histoire franco-nippone !

 

DSC09038.JPG

 

J'entre en contact avec Petr Novak, qui me propose avec une infinie gentillesse de fabriquer un set de thé adapté à mes besoins. Je souhaite un set tout terrain ! Amener partout avec moi mon thé japonais, voilà le but. Au bureau...et l'envie secrète de thé dans la nature...Samedi 12 février je reçois cette théière et cette tasse. Génial !

 

Ce set fait mon bonheur au bureau, quand j'ai le temps après déjeuner. En déplacement en week-end ou pendant les vacances...Et évidemment dans la nature. Petit sac à dos, théière et tasse dans leur petite boîte en carton, thermos, sachet de thé. Assis sur une pierre au bord d'un petit ruisseau, dans une bande enherbée jouxtant un champ de colza en fleur, dans un parc proche de mon bureau, ...multiples théâtres de mes bonheurs de thé...

 

Février 2011 c'est aussi une nouvelle commande de thé, chez Thés du Japon, la boutique de Florent. Magnifique sélection. Superbe travail de notre nihon-cha instructor. Okuyutaka confirme mon amour pour les fukamushi au hi-ire marqué. Un nouvel Asatsuyu dont je suis dingue. Kôshun, futsumushi de Shizuoka, étuvage standard : caramel au beurre salé de Guérande, noisette, luxueuse astringence, délice !

 

11 mars : Sendaï tremble, et moi avec. Le couvercle de Shudei tombe. Brisé en 3 morceaux. Il est encore plus beau aujourd'hui.

 

20 avril : arrivée du kyusu Yakishime. La nature sur mon plateau à thé.

 

8 juin : arrivée du shincha 2011. Kagoshima Saemidori, Sakimidori, évidemment Asatsuyu. Ouvert Saemidori : quelles feuilles, quel parfum ! Quelle caresse...

 

1 an

Environ 1700 g de thé consommé

4 kyusu : Yamada So (2 shudei et 1 Yakishime), Petr Novak

 

kukicha honeppoi yatsu 骨っぽい奴
hojicha okorinbou おこりん棒
manma まんま
hokumei ほくめい
yumewakaba ゆめわかば
sayamakaori さやまかおり
fukumidori ふくみどり
fumika ふみか
chakakacha 茶花花茶
taishou 大賞
bihakkou tsuyayaka つややか
hanhakkoucha てふてふ
asatsuyu あさつゆ
tamaryoku cha 玉緑茶
sayama 狭山茶
kabuse cha かぶせ茶
kawane 川根
kagoshima, oku-yutaka おくゆたか
kagoshima, asatsuyu あさつゆ
yame 八女茶
shizuoka, hon.yama 本山
shizuoka, kôshun  
kama-iri cha 釜炒り茶

 

Des rencontres, hélas uniquement virtuelles :

F, Mulhouse

JF, Grenoble

Yoshiaki Hiruma

Hiroshi Kurimoto

Toru Yoshikawa

Hajime Koie

Yamada So

Florent

Petr Novak

 

Domo arigato gozaimashita.

 

Watashi wa ocha daisuki desu.


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 10:14

DSC09052.JPG

 

kyushu

avec un h

terre fertile, tu m'offres de telles douceurs en ce printemps...

 

kuysu

sans h

terre fertile, tu m'offres de telles douceurs tout le temps...

 

 

 


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 12:00

"En simplifiant un peu, on pourrait dire que l'ivresse que procure le vin devient extase mystique, érotique, guerrière ; elle créé des rapports plus intimes entre nous et les choses, abrège le temps et renrichit la durée. Le thé au contraire donne une perception cristalline où chaque élément de la vie intellectuelle apparaît plus significatif. Le thé, il est vrai, semble lui aussi changer nos relations avec le temps, mais c'est en suspendant ou en intensifiant à la fois le temps et la durée comme si nous étions plus proches du secret des choses. Le risque avec le vin est de retourner aux balbutiements de l'enfance (in vinos veritas, les enfants ne mentent pas). Les dangers du thé consistent en un rétrécissement et en une raréfaction de l'expérience, dans une séparation toujours plus éthérée de l'intellect de l'être dans sa plénitude. On arrive alors à un esthétisme pur, ascétique ; un pas de plus c'est le nirvana."

 

Japon, Fosco Maraini, 1960.


Par Lionel - Publié dans : Au quotidien... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés