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Yoshiki Murata 益規 村田

28 Novembre 2011, 15:57pm

Publié par Lionel

 

DSC09199b.JPG

 

Yoshiki Murata est un potier de Tokoname.

Il est un grand inventeur de formes de théières, et tous types d'ustensiles de thé.

Il est réputé pour 2 techniques particulières :

- yohen : phénomène qui se produit dans le four et qui se traduit sur l'objet par un changement de couleur. Beaucoup des théières qu'il produit sont bicolores noir-rouge. C'est un phénomène que l'on ne maîtrise pas, que l'on ne peut exactement prévoir. (en l'occurence, ce kyusu est uniformément noir...désolé pour le contre-exemple...).

- tataki : que l'on peut traduire par 'martelé' ou 'beaten'. Ce kyusu noir est parsemé d'impacts d'un instrument du potier, sorte j'imagine de petit marteau. La particularité de cette théière est un style tataki différent de ce que l'on voit habituellement chez Yoshiki. Chaque impact ne lasse pas une trace lisse, mais légèrement en relief et rugueuse, marquée d'un motif.

 

La couleur noire vient d'une cuisson en réduction : l'atmosphère du four est privée d'oxygène, les oxydes de fer rouge se transforment alors en oxydes ferreux responsables de la couleur noire. Ce mode de cuisson aura un effet sur la liqueur différent d'une argile rouge, notamment en terme d''after-taste'.

 

DSC09200b.JPG

 

Ce kyusu fait 250 ml. Filtre 'balle de golf". Les parois sont plutôt fines et le couvercle donne un son métallique lorsqu'on le tapote sur le corps de la théière.

 

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D'autres photos prochainement...

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Fortunato 02/12/2011 00:30


Sympa ta nouvelle théière !... Pour les Fukamushicha je n'utilise + que ma
Yoshiki Murata, autrement pour les Asamushicha j'utilise le Hohin de Shimizu Ken que vend Akira Hojo (http://hojotea.com/item_e/available.htm), très facile d'usage & le contact avec la terre
est agréable, j'adore !... 

Sophie 29/11/2011 14:24


bonjour, je reviens sur mon lien car hier j'étais un peu pressée pour développer.


konishi yohei, c'est bien, mais en fait ce n'était pas l'objet de mon commentaire.


je voulais juste rebondir sur l'effet dit yohen dont tu parles, dans un four électrique ou à gaz, on voit bien à la fin du lien comment les japonais pratiquent.


ils enterrent à moitié des théières brutes dans de la sciure ou autre chose et ainsi les parties exposées à l'air sont d'une couleur différente de celle qui est cachée.


oxydo et réduction, mais je ne suis pas forte en cuisson de théières.


si quelqu'un(e) a plus d'infos, je suis preneuse, en attendant bon thés à tous !

Lionel 29/11/2011 13:18


Moi j'envisage difficilement de déposer mes jolies feuilles de sencha sur un autre matériau que de la terre cuite...j'ai besoin de sentir que ça respire là-dessous, qu'il y a échanges entre le
minéral et le végétal, et aussi que cette argile va progressivement s'imprégner et garder trace de tous ces moments de thé...

flo 29/11/2011 12:57


En matière de thés verts, je fais majoritairement des thés chinois (et blancs, jaunes), en fait.


J'ai pour eux néanmoins :


- un hohin bizen : je penche peu pour les théières japonaises, le hohin ou le shiboridashi (versions du zhong) me sont beaucoup plus ergonomiques.


- le zhong. Qui marche très très bien pour les thés japonais, et qui est même plus pratique pour bien vider qu'un shiboridashi avec un bec, parce qu'avec une légère rotation on vide au mieux de
tout point du bord du récipient. je l'emplis à moitié seulement , ça donne mieux,voire sur une infusion très rapide je ne mets pas le couvercle. cela dit, avec un thé peu étuvé un bidule à bec ça
va très bien : même s'il reste deux gouttes d'eau qui se battent en duel, eh ben c'est la vie (mais j'ai quand même un
truc pour ne pas risquer de laisser "mariner" : poser le zhong de guinguois sur sa sous-tasse, la partie inclinée vers le bas étant celle opposée au côté où se sont amassées les feuilles ; quand
un peu d'eau encore retenue par les feuilles y est descendue, il suffit de l'absorber délicatement avec un bout de papier absorbant en peau de fesse de cygne ; ça c'est top pour un thé à
l'étuvage prononcé/dont les feuilles font rétention)


- j'ai aussi essayé le verre pour faire les thés japonais (asamushi, je n'ai pas essayé avec un fukamushi, d'abord je les goûte beaucoup moins en général même s'il ne faut pas généraliser,
ensuite rien qu'à vue de nez ça ne doit pas être très très pratique). ça c'est assez rigolo, parce que ça conduit à ajuster les paramètres. Du point de vue de la praticité, on va dire idem que
pour un thé chinois (faut pousser les feuilles en buvant, l'histoire des feuilles qui se dirigent droit vers le fond du verre et y restent sagement est un mythe), mais on tire une expression légèrement différente.


 


grosso modo, zhong = pratique + expression optimale + j'aime bien. et c'est facile à nettoyer, alors que dès que tu as un filtre à troutrous de taille moléculaire si tu veux un nettoyage bien il
faut y aller au jet dentaire puis à la bombe à air puis humer le bec et l'intérieur après séchage pour être sûr, enfin, selon degré de maniaquerie bien sûr (moi je peux pas m'empêcher mais je
pense que d'autres sont certainement moins Bree Van de Kamp).


 

Lionel 29/11/2011 11:52


merci flo !


Au fait, dans quoi infuses-tu tes thés japonais depuis que tu t'es séparée de ta Tozo ?