Mercredi 2 juillet 2008


Mercredi 25 : rien (boulot...)

Jeudi 26 : rien (boulot...)

Vendredi 27 : rien (BOULOT...)

Samedi 28 : 6h12 (merci Ethan !), qimen hong en Wendan, théière en terre marron foncé, 30 cl (merci SoL !) : quelles retrouvailles ! quelle renaissance !

quand sur la jachère
la semence germe, la fleur s'épanouit, le grain se forme
ah...

Samedi 28 suite : long jing récolte avril 2008, 3g en zhong, après une marche dans la campagne des vallons de vilaine, ses foins et ses blés...

Dimanche 29 : reprise du qimen hong de la veille, après ajout de quelques feuilles fraîches. 16h30 : tie guan yin récolte octobre 2007 en Wendan (si beau en zhong, mais la flemme...)










Lundi 30 : début de semaine, reprise du TGY de la veille, encore très beau

Mardi 1er juillet : darjeeling jungpana, origine : Rennes, j'aime ce mordant, ce relief, si typique des thés indiens et sri lankais, merci les tannins, qui font tout de même défaut aux thés chinois...

Mercredi 2 juillet : ceylan kenilworth, origine : Rennes, cette finale si caractéristique des ceylan, métallique, pure, purifiante...

par Lionel publié dans : Dégustations
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Lundi 24 mars 2008
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2è échantillon de Flo : Qi Lan 3 (M3T). 5g.
Jolies feuilles torsadées, foncées, de plus petite taille qu'un rocher habituel.
Eau bouillante dans la théière, on vide, vite on y jette les feuilles. Pas facile de faire rentrer les longues feuilles torsadées des rochers...Comment faites-vous ? Avez-vous ces petits entonnoirs en bambou ? Bref...Feuilles sèches dans la théière chaude donc, et là, le choc ! Waouh, c'est bon...Un paysage s'ouvre sous mes yeux, un petit monde de thé résumé dans cet espace clos de ma théière hébergeant ces quelques feuilles. Ca commence par du thé vert japonais, si si...: cet insolite mélange de notes iodées, foin, épinard...c'est pas exactement comme des feuilles de sencha dans une kyushu, mais le rappel est net. Puis vient le dan cong : les fruits exotiques, frais et sucré. Là aussi une discrète évocation mais il s'agit bien de ça...Puis, 3è composante de ce complexe parfum, le wen shan bao zhong, ou wen shan bao chuan : fleuri, sucré. Enfin, le jeune pu er cru, de la fumée. Déjà 6 lignes écrites, et je n'en suis qu'au parfum des feuilles sèches !
Rinçage. On retrouve les mêmes notes de l'harmonie, toujours aussi délicieux...
Infusion 1, 30 sec environ. Une liqueur plutôt verte, pas l'ambre habituel d'un wuyi yan cha. Très jolie structure de la liqueur. Difficile à décrire, mais il se passe des choses, on ne s'ennuie pas. On retrouve une entrée en bouche herbacée, foin, légumes verts. Comme si quelques gouttes de sencha avaient été mélangées à la liqueur de ce wulong. Puis dominent le fleuri et le fruité je trouve.
Les liqueurs suivantes s'enchaînent très bien, très belle endurance. J'ai commencé la dégustation samedi vers 14h, nous sommes lundi 14h22 exactement et les feuilles y sont encore ! C'est dire si j'ai du mal à m'en séparer...

Une belle trouvaille que ce thé Flo. Original, très attachant. Surtout cette complexité de parfums, puis cette liqueur à la jolie architecture. Une note herbacée nature, des fleurs...Beaucoup de choses que j'aime...

par Lionel publié dans : Dégustations
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Mercredi 19 mars 2008

Shui Xian 6 de M3T que m'a gentiment fait parvenir Flo...Environ 4,5 g...

J'ai commencé par comparer le parfum des feuilles sèches dans la théière ébouillantée, avec mes 3 théières à gong fu cha. Dans ma récente théière à rochers, Fang Yi Gong Xin Hu que vous avez vue dans des posts précédents, ça se confirme, le parfum reste comme sourd (!), éloigné de mes papilles, enfermé dans je ne sais quoi de vague...il se passe quelque chose mais ce n'est pas tout à fait ça...Dans la Yixing ancienne (photos cf aussi posts précédents), plus basse et parois épaisses, granuleuse et culottée à souhait, c'est mieux, plus net et plus complexe. Enfin, dans MA TAIWANAISE ADOREE, c'est le top : j'y trouve des choses que je ne trouve pas ailleurs, c'est clair, de l'encens, des notes de vernis, de peinture à l'alcool, vraiment jamais senti ça sur un rocher, alléchant. Donc, des rendus de parfums assez différents entre théières. A quoi est-ce dû ? nature de terre, épaisseur des parois, forme de la théière, son culottage, tout ça en même temps...? Ce qui est sûr, c'est que ma taïwanaise, à parois plutôt fines, terre plutôt dure et ouverture plutôt large offre un rendu des parfums des feuilles absolument inégalable...quel que soit le thé...rocher ou pu er...

Vient la dégustation, dans la Yixing, que je consacre surtout habituellement aux jeunes pu er sheng, mais déjà très culottée, par je ne sais quel(s) thé(s), par bien des années de pratiques par un ou des prédécesseur(s) inconnu(s). Infusion 1, 15 sec. C'est essentiellement boisé, du Bancha Hojicha pour ceux qui connaissent ! Ou du vieux Baozhong...De l'encens aussi, un encens "Aloes's wood" que j'adore...De la fumée aussi. L'entrée en bouche est parfumée, fleurie, délicate, puis arrive l'encens, puis le boisé. Ce rocher est-il fortement torréfié ? Les feuilles restent foncées, moins vertes que d'autres de mes rochers.

Seconde infusion, 15 sec, encore du Hojicha ! Je suis assez dérouté de trouver ça sur un rocher. Ce Shui Xian 6 est très différent du n°3 que je connais par ailleurs. Cette 2è liqueur est déjà plus "aqueuse", watery, moins dense et riche que la précédente je trouve.

Pour la 3è, je bascule les feuilles dans la Fang Yi Gong. 30 sec. Liqueur plus claire. Disparition du boisé. Liqueur assez plate et monocorde. 4è, 1 min 30. Doux, crémeux, fleuri. Simple mais agréable. Le caractère propre des rochers a disparu en grande partie, ça me fait penser à un Dong Ding ou une Beauté académique...

Au final, ce Shui Xian ne m'a pas vraiment emballé, pourtant dieu sait si je suis fan des n°1 et 3...Mes le 3 m'avait aussi déçu les premières fois...à réessayer donc une autre fois...Merci en tout ça Flo pour cet échantillons (et les autres que je n'ai pas encore goûtés...). Je t'envoie à mon tour quelques précieuses feuilles...

par Lionel publié dans : Dégustations
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Dimanche 20 janvier 2008

Wuyi Rou Gui n°1 de la Place Monge. 4.5g dans ma Fang Yi Gong Xin Hu. Eau de source des Montagnes d'Auvergne.

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Les feuilles sèches révèlent, comme à chaque fois avec les thés de rochers, des choses délicieuses : c'est sucré, cacao...on y passe de longues minutes...Les parfums sont différents entre cette théière que je connais encore peu, et le zhong. En théière c'est plus fort, plus plein mais on entre moins dans les subtilités du parfum peut-être. Les 2 sont complémentaires en tout cas.
Le parfum des feuilles rincées est tout aussi sympa. On y trouve du café, des grains de café torréfiés en donnant ce que Jean Montseren appelle des "coups de nez". Quand on inspire plus profondément et en continu, c'est plutôt fleuri. En tout cas génial !



1ère infusion d'environ 45 secondes. Une pointe acide, végétale sur les feuilles humides. La liqueur est moelleuse, les notes sont fondues dans une belle harmonie. Bue bien chaude, elle est délicieuse. Et toujours ce cassis en fin de bouche et quelques secondes après avoir avalé. Je l'avais déjà trouvé chez le Rou Gui de Sophie, là il réapparaît...La liqueur a plus de relief et de mordant qu'un Shui Xian 3, mon autre rocher du moment, dont je reparlerai plus tard.

La 2ème liqueur est déjà assez différente, et se rapproche quelque peu d'un wulong plus fleuri mais tout de même assez fermenté, comme un Beauté Académique ou un Dong Ding torréfié, avec la note chocolatée en plus ici.

Les infusions se succèdent, 1minute 30, puis 2 minutes etc...La 6ème liqueur est encore jolie, plus verte et astringente, moins riche et sucrée évidemment mais encore une structure intéressante. Je commence à apprécier de plus en plus ces liqueurs tardives des rochers, thés que j'affectionne avant tout pour leurs parfums et saveurs sur les 2-3 premières infusions...

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Un bien beau moment de thé en ce samedi après-midi. Je suis content d'avoir trouvé dans ce Rou Gui des caractéristiques communes avec l'autre Rou Gui que je connais, celui dont j'ai déjà parlé auparavant : le café sur les feuilles rincées, le cassis, et cette palette large de notes sur la liqueur - du cacao, des fleurs, des fruits...Je me sentais un peu perdu dans cette famille des rochers, à mettre un peu dans "le même sac" un Rou Gui, un Shui Xian, un Tié Luo Han etc...Là je commence à trouver mes repères...

Ce Wuyi Rou Gui de la M3T est plus équilibré et plus endurant que celui de La Feuille de thé, mais moins mordant sur les 2 premières liqueurs, ce que j'adore chez l'autre Rou Gui. Il est aussi 2 fois plus cher...

 

par Lionel publié dans : Dégustations
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Samedi 15 décembre 2007

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L'autre jour en dégustant un carré 1979, j'ai eu un flash : une liqueur salée qui m'a rappelé un de mes whiskies favoris : le Laphroaig. C'était la première fois que de détectais cette note "salée", iodée sur ce pu er. Salée n'est pas le terme exact, mais je ne trouve pas mieux...Plus qu'une sensation gustative commune entre ces 2 liqueurs, c'est un "esprit" commun que j'y ai trouvé. Ce sentiment de côtoyer des liquides venant du bout du monde, produites dans des conditions difficiles...Je ne connais pas les conditions qui ont donné naissance à ce carré de pu er, ni la vie des feuilles, ni les conditions de vieillissement...Le Laphroaig est produit sur l'île d'Islay, à l'Est de l'Ecosse. La distillerie se trouve immédiatement sur la côte de l'île, au contact presque direct de la mer. Les embruns viennent s'insinuer dans les fûts en cours de vieillissement, donnant à ce whisky un caractère marin et médicinal unique. J'ai aimé trouver ce parallèle entre mes deux boissons préférées...

par Lionel publié dans : Dégustations
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Samedi 10 novembre 2007

 

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Expé n°1 : comparaison du goût de l'eau Brita, sans thé, directement versée dans la tasse à droite, après passage dans la Yixing au milieu et via la taïwanaise à gauche. Résultat : 3 goûts assez différents. Dans la tasse le goût caractéristique de l'eau filtrée Brita, une eau un peu fermée, au goût particulier pour beaucoup. La Yixing lui donne un goût plus "sombre"...difficile à décrire. La taïwanaise influe moins sur le goût, quelque chose d'intermédiaire. Ce qui est net aussi, c'est le parfum qui se dégage des théières vides et chaudes. La Yixing exprime quelque chose de très terrien, de l'humus, des feuilles mortes, c'est "froid" comme de la terre humide après la pluie. Clairement le culottage important de cette théière ancienne (fabriquée vers 1970) nous raconte ici son histoire, même si je n'ai aucune idée du thé (des thés ?) avec lequel cette théière a été culottée, par des propriétaires probablement différents...La taïwanaise de fabrication récente (1999) donne quelque chose de plus "chaud" : pâtissier, plus gourmand. Plus discret aussi que la Yixing.


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Expé n°2 : J'ai commencé par comparer l'eau Brita avec une eau minérale de la source Chambon aux caractéristiques suivantes : pH 7.2, résidu sec 349 mg/l, sodium 10.6, calcium 96, bicarbonate 297.7 etc. En zhong, 2g de pu er vrac 1992. Infusions de 3 à 7 minutes. Résultat : autant l'eau Brita nature, comme dit plus haut, a un goût vraiment particulier, autant la liqueur préparée avec cette eau, comparée avec l'eau minérale, exprime assez peu ce goût particulier je trouve. La liqueur est peut-être tout de même un peu plus fermée avec Brita, moins expressive, plus lourde...l'eau minérale donne quelque chose de plus aérien, plus "liquide". Mais rien de très très net. A la fin de cette manip, j'ai transféré les feuilles dans la taïwanaise, et rempli avec l'eau minérale. Dès le premier passage, voyez le résultat ! Un important dépôt blanchâtre sur les parois de la théière. Impensable donc de conserver cette eau pour préparer mes thés, car s'il est facile d'éliminer ce dépôt à l'extérieur, que dire de l'intérieur de la théière après seulement quelques infusions !


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Expé n°3 : 4g de tuo cha 1982 (M3T) en Yixing à gauche et taïwanaise à droite. Eau Brita. Toutes choses quasi égales par ailleurs, comme on dit en bon expérimentateur, sauf le pot comme vous voyez, l'un en verre l'autre en terre cuite. Infusions de 30 secondes à 2 minutes. Résultat : d'une part,TRES TRES peu de différence au niveau du goût de la liqueur. D'autre part, un assez net avantage à la taïwanaise au niveau de l'expression des parfums, des feuilles sèches d'abord puis des feuilles humides. Cette expérience a suscité en moi des doutes existenciels : "On m'aurait menti ?" (comme aurait dit un certain R.V...). Où est ce "gras", ce supplément d'âme que les Yixing anciennes sont sensées apporter à la liqueur ? Honnêtement, et si je ne me base que sur mes sens et sur ce que j'ai réellement expérimenté, ma Yixing "terre épuisée" ne m'a pas fait la preuve d'un plus par rapport à ma taïwanaise. C'est un sublime objet, elle crépite quand on y verse de l'eau bouillante, elle a un parfum naturel fascinant, son "grain de peau" est superbe. Mais sa "performance" pour améliorer le goût de la liqueur ne me saute pas encore aux yeux...Philippe, Raphaël, Jeancarmet, vous aurez je pense des avis différents...Comment avez-vous expérimenté les qualités de ces "terres épuisées" ? Par des comparaisons comme celle-là ? Au fil du temps ? A force de les utiliser et de bien les connaître ? Comment exprimez-vous cela ?

par Lionel publié dans : Dégustations
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Dimanche 21 octobre 2007

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Depuis quelques semaines, mes envies de thé vont essentiellement vers les wulongs dits de "rochers", de la région chinoise de Wuyi. Je n'ai pour l'instant en ma possession que le Rou Gui acheté cet été à La  feuille de thé à Lannion. Je le dégustais surtout en zhong ces derniers temps. Hier je l'ai testé en théière : ma première théière en terre cuite, achetée à la Maison des Trois Thés en 2003, que j'avais alors destinée aux wulongs fleuris, dont le Cui Yu dont parle Emmanuel / Cha u Thé qui est un de mes premiers coups de coeur, et aussi le Wen Shan Bao Zhong, Dong Ding etc...Aujourd'hui j'ai moins d'attirance pour ces thés, si bien que cette théière peut être consacrée à une autre famille de thés. 
5g pour un volume d'environ 12cl. Le parfum des feuilles sèches, une fois la théière chaude, moment toujours exceptionnel chez les rochers (comme chez les pu er), est moins plaisant qu'en zhong je dois dire. La théière semble enfermer les parfums, les empêcher de venir à mes narines, et semble en outre imprimer sa propre empreinte au thé. Si bien que je ne retrouve pas le parfum de torréfaction et de chocolat sucré que je trouvais en zhong. Pourtant cette théière n'a pas vu passer des centaines de thés fleuris, et visuellement, à l'intérieur, elle est presque comme neuve. 
La première infusion de 15 secondes est plutôt claire, translucide. C'est très bon, léger de corps, pas de grosse densité chocolatée ou fruits secs comme peuvent le promettre les feuilles sèches, et que l'on peut peut-être trouver sur des rochers plus hauts de gamme. Joli mordant. Une liqueur tout en subtilité, en raffinement, harmonieux enchevêtrement de chocolat et de notes torréfiées sur une structure et un relief intéressants. 
Liqueur 2, 20 secondes d'infusion. Proche de la première. Avec une note nette de cassis environ 1 minute après avoir avalé, de la glace au cassis. Ce thé je crois est appelé Rou Gui Cassia. Je n'y pensais pas au moment de la dégustation, donc pas d'auto-persuasion...
Les liqueurs 3 (45 sec) et 4 (1min) sont encore jolies mais les 2 premières sont tout de même plus fidèles à l'esprit des rochers.
Ce thé est donc très agréble. Certes il n'offre peut-être pas la palette aromatique de grands rochers, ni leur persistance à de nombreuses infusions. Mais les 3 premières liqueurs valent vraiment le coup. Quand à l'intérêt de la théière face au zhong, un point positif : les liqueurs ont peut-être plus de corps et de force (mais je vais encore le vérifier), un point négatif : la théière interfère trop dans l'expression du parfum des feuilles sèches puis humides, chose à laquelle je suis très attaché...

Avez-vous aussi véçu cela : avoir le coup de foudre pour une nouvelle famille de thés, et leur consacrer l'essentiel de vos dégustations pendant plusieurs mois ? Les pu er ne m'attirent presque plus ces temps-ci, alors qu'ils sont ma passion depuis 2 ans. Depuis cet été je rêve de rochers, et ce rou gui m'accompagne souvent. Les noms des thés de cette famille me font rêver :
-Da Hong Pao : grande robe/manteau rouge
- Bai Ji Guan : crête de coq blanche
- Tie Luo Han : nom d'une divinité bouddhique (tie = fer comme dans tie guan yin)
- Ban Tian Yao : ceinture au milieu du ciel
- Shui Jin Gui : tortue de l'eau d'or
- Ba Xian : huit esprits
- Bei Dou : étoile du nord
- Shui Xian : fleur/narcisse d'eau.

Je vous reparlerai certainement prochainement de cette famille de thés, surtout lorsque j'aurai l'occasion d'en goûter d'autres. Si d'ores et déjà vous avez des expériences à partager autour de ces rochers (mode de préparation - idéal = gros dosage et brefs temps d'infusion ?, dégustations...) je suis évidemment très intéressé (je crois savoir que Raphaël est aussi un grand amateur, tout comme Jean Danthes...).

par Lionel publié dans : Dégustations
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Vendredi 24 août 2007

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Juste en passant ce matin je voulais dire Merci à notre chatte qui répond au doux nom de Mala. Il est là 7h31, je suis au bureau. A 4h31, Mala nous a réveillés, demandant à sortir. Je me suis donc levé pour la faire sortir. De retour au chaud sous la couette, impossible de me rendormir. A 5h20 je décide de me lever. Un peu d'eau froide sur le visage et hop ! direction le meuble à thé. Mes thés favoris en ces matins précoces sont les pu er entre deux âges, à dominante minérale. J'ai donc choisi la galette 1998 n°31 de la Maison des Trois Thés. C'est déjà elle qui m'avait accompagné au cours de ma "Ballade en forêt" (voir posts précédents). Et elle m'a encore ce matin offert un bien joli voyage. Les feuilles sèches dans la Yixing chaude, les feuilles rincées, les feuilles au fil des infusions, les 8 liqueurs que j'ai bues, une évolution permanente, des parfums et des arômes sans cesse différents. Notes minérales, mais aussi fruitées sur les feuilles, une pointe acidulée, puis des liqueurs lointaines évoluant vers le liège, l'écorce d'arbre. Une tenue aux infusions remarquable. Et dire que sans Mala je serais resté au lit et je n'aurais pas connu pareille aventure...Donc oui, vraiment, Merci Mala !

J'ai embrassé l'aube d'été...

par Lionel publié dans : Dégustations
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Mercredi 22 août 2007

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Des nouvelles du morceau de galette de pu er crue que nous avons partagée en 6. Voici l'endroit où j'ai mis mon morceau, emballé dans un papier kraft : dans le grenier de notre maison. C'est un endroit plutôt sain, normalement non humide (quoique...vu les quantités d'eau qui tombent ces jours-ci je ferais bien de surveiller attentivement...), aéré...A proximité on trouve des champs où pâturent vaches et chevaux, donc à défaut d'embruns iodés, ce pu er va probablement recevoir de douces effluves animales....hum...
Avant de le mettre en sommeil pendant une année, je l'ai naturellement goûté, comme l'ont fait Tamaryo et Bejita...2 g en Zhong. Et j'ai adoré. Très très vert, léger, fruité. A la première infusion j'ai cru avoir à faire à un thé blanc, tant il était doux et léger. Un léger parfum de châtaigne caractéristique du Yin Zhen sur les feuilles humides. J'ai fait d'assez longues infusions, 30 secondes au début puis 2, 3, 5 et 10 minutes. Après 5 minutes par exemple, on obtient une liqueur à la couleur assez soutenue, et au goût bien dense aussi. Mais alors ce fruité ! Un jus d'abricot, de pêche, de mangue. Vraiment surprenant. Est-ce là le signe que cette galette ne vieillira pas très bien ? On a en effet tendance à dire qu'une jeune galette crue qui produit une liqueur forte, dense, limite amère, est très concentrée et qu'il y a donc là un potentiel de vieillissement important, une réserve en éléments pour produire au fil du temps de riches composés aromatiques...(cette théorie est-elle exacte ?). Ce pu er n'est pas dans ce cas de figure. Mais qu'il est intéressant à apprécier aujourd'hui.
Rendez-vous donc dans un an pour voir comment aura évolué ce pu er, et surtout voir si les 6 différentes conditions dans lesquelles il a été placé ont produit des effets différents...?

par Lionel publié dans : Dégustations
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Mercredi 8 août 2007

Soyons fous ! 5 g de la mini galette Gong Ting cuite de 2005 dans la Yixing. Il est 21h54. Une mini galette que plusieurs d'entre vous je crois ont achetée, sur la base des notes de dégustation élogieuses de Philippe. Le parfum de la galette ne me séduit pas trop. Je sais pas...Vous allez trouver ça bizarre mais j'y trouve un parfum de poisson pas très frais....!!! Mais comme je suis un warrior du thé (souvenez-vous ma galette expérimentale couverte de moisissure et fourrée aux asticots...), j'ai tenté. Sur les feuilles chaudes, le parfum est généreux, vu le grammage et la production importante de chaleur qu'autorise cette théière aux parois épaisses une fois ébouillantée. De la confiture de fraises oui comme l'a dit Philippe et d'autres depuis. Les feuilles rincées offrent quelque chose de différent : registre pâtissier, confiserie, assez plaisant même si ça reste simple. La première liqueur est très très noire, la deuxième encore plus, les 4 suivantes aussi. Au goût, c'est plutôt simple, fraise encore, et une trame assez particulière à laquelle on accède quand vraiment on inonde ses papilles de la liqueur : métallique ?  En tout cas c'est assez "couillu" pour reprendre le terme de Raphaël parlant de la brique CNNP 2000.

 

- un café ?

- oui, s'il te plaît

- robusta ? arabica ?

- non, je vais prendre un Gong Ting plutôt...

 

Certes ce thé n'offre pas la palette aromatique des plus grands cuits, ni évidemment de nos belles références crues. Evidemment logique vu son prix (6-7 euros la galette de 100 g avec les frais de port environ...). Mais ce thé a une personnalité sympa. Je l'aime plus pour l'empreinte qu'il me laisse en bouche que par le pur plaisir de dégustation qu'il m'offre. Marqué de cette empreinte, j'ai bouquiné une petite heure, sans qu'elle ne me quitte...

 

le maxi gong : TONG !

la mini gong : ting !

onomatopées

 

par Lionel publié dans : Dégustations
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