Objets de thé

Mardi 12 décembre 2006

Le plaisir du thé, c'est avant tout le plaisir des saveurs, des parfums et des arômes. Mais le plaisir des yeux est aussi très important. J'ai commencé par acquérir pas mal d'ustensiles, chinois, japonais, théières en fonte (bouilloire à l'origine...), en terre, en porcelaine, pots et tasses diverses, boîtes à thé etc etc...Après avoir exploré la diversité des objets, je me suis recentré sur quelques beaux objets de thé. Les principaux sont rassemblés sur la photo de l'article de bienvenue. Je vous propose ici un zoom sur le pot et la petite tasse que j'utilise en particulier pour les pu er (mais aussi les wulongs...). On voit beaucoup d'objets en porcelaine bleu et blancs, typiquement chinois, accompagner les petites théières en terre. J'ai pour ma part choisi le vert. La petite tasse est un céladon de l'époque Qing (1644-1911). Elle est irrégulière, l'intérieur est creusé de petites "cavernes", de trous, de failles, les parois sont épaisses. Quel bonheur de l'utiliser pour porter la liqueur à la bouche. Le pot est un pot de potier chinois. Peu émaillé, la liqueur de pu er y laisse des empreintes à l'intérieur et le long du bec verseur, mais celles-ci s'effacent facilement au lavage à l'eau claire. La vue et le toucher sont donc ainsi satisfaits avec de tels objets, et ne jalousent plus le goût et l'odorat qui se régalent avec la liqueur de pu er. Reste à satisfaire l'ouïe, mais la Yixing granuleuse est là qui crépite quand on y verse de l'eau bouillante...(je vous en reparlerai). Bref, les cinq sens en éveil, pour mon plus grand bonheur...

 

ensemble ils papotent

la tasse et le pot à thé

verte prairie

Par Lionel
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Jeudi 14 décembre 2006

 

Je continue petit à petit à lever le voile sur mes objets de thé. Après le pot et la tasse, voici mes deux théières à pu er. Je vous les présenterai chacune de façon plus détaillée ultérieurement, mais voici d'ores et déjà leur plus beau profil. A gauche, une petite Yixing en "terre épuisée" de 10 cl environ. A droite, de même contenance, une taïwanaise de fabrication contemporaine. Voilà pour les présentations, à bientôt pour plus de détails...(waouh le teasing !)

 

un petit bisou

Yixing et taïwanaise

réconciliation

Par Lionel
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Mercredi 17 janvier 2007

 

 

Vous la connaissez déjà un peu, mais cette fois-ci je vous la présente en détail. Le jour où j'ai su que les pu er allaient m'accompagner tout au long de ma vie, j'ai décidé de faire une folie : m'offrir, et leur offrir, une théière de potier. Plutôt que de démarrer le culottage d'une théière "quelconque" avec ces thés, et de vouloir en changer après plusieurs années, j'ai fait le grand saut d'emblée. Voici donc l'élue de mon coeur. Je n'ai pas hésité une seule seconde, quand, dans la boutique, une petite dizaine de théières étaient alignées devant moi. C'était elle.

 

 

 

Je la trouve d'une originalité folle. J'adore les théières, leur esthétique, et je m'attarde souvent à les admirer quand j'en "croise" sur mon chemin de thé. Jamais je crois n'en avoir vue avec de telles lignes, une telle audace dans les formes. Elle a globalement une forme de cloche (!!). Elle comporte beaucoup de ruptures de lignes : son petit "socle", deux arêtes très nettes sur le corps, puis la finesse du couvercle. La simple insertion du petit "bouton" sur le couvercle est un pur chef d'oeuvre ! Vu de dessus le couvercle, on voit se dessiner plusieurs cercles concentriques...très joli (malheureusement je n'ai pu restituer ce détail en photo).

 Les deux points d'insertion de l'anse se situent sur ces arêtes très fines. Malgré cela, l'anse ne donne pas l'impression d'être soudée brutalement au corps de la théière. Bien au contraire, il y a une continuité entre ces deux éléments. Comme si l'anse était née naturellement, engendrée par la théière elle-même, et non ajoutée par un être extérieur, en l'occurence le potier. Le bec verseur possède aussi cette qualité. Le potier s'appelle "Yang Wen Ji". Cette théière a été façonnée l'année du lièvre (1999). C'est ce que montrent les idéogrammes suivants...

 Ce potier a vraiment des mains magiques, car d'autres de ses oeuvres sont magnifiques. Allez par exemple voir la photo du post d'accueil de "La galette de thé" (voir rubrique Liens). J'adore cette théière de mon ami Philippe !

Les parois de cette théière sont plutôt fines. Voilà pour l'esthétique, passons maintenant à ses qualités fonctionnelles. Premièrement, elle restitue les parfums des feuilles de façon incroyable. Je suis très sensible au parfum des feuilles sèches dans la théière chaude (particulièrement sur les pu er, mais aussi les rochers notamment...), puis des feuilles rincées, puis de l'infusion (feuilles humides) au cours du temps. Cette qualité, rarement soulignée chez une théière il me semble, revêt donc une grande importance à mes yeux. Mon autre théière par exemple, la Yixing ancienne, "perturbe" davantage les parfums, ayant elle-même un parfum très affirmé. Deuxièmement, cette théière permet une dégustation "analytique" d'un thé. Elle permet d'y déceler toutes les subtilités, chose moins facile avec une terre épuisée, laquelle donne du "gras" à la liqueur, l'influence plus je trouve que ne le fait cette taïwanaise. C'est pourquoi je l'utilise pour déguster mes pu er les plus délicats et les plus anciens.

Bref, cette théière, tant du point de vue esthétique que fonctionnel, me comble de joie...

Par Lionel
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Dimanche 25 novembre 2007

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Notre Indiana Jones taïwanais, alias Stéphane, a encore frappé ! Au péril de sa vie, il est aller dénicher pour moi cette petite merveille au fin fond de la jungle théistique de Taïwan. Son "petit" nom : FANG YI GONG XIN HU. En français dans le texte : "théière qui copie la forme Yi Gong" (au fait Stéphane, c'est quoi la forme "Yi Gong" ?). 10,5 cl (vide ou pleine ? cf article de bejita, je n'ai pas vérifié). Elle est destinée aux wulongs de rochers, ou Wuyi Yancha. Je n'en dirai pas trop aujourd'hui. Je prendrai le temps de vous la présenter plus en détails ultérieurement. Toujours est-il que le premier test avec un Rou Gui (5g) est fort prometteur. D'une part la prise en main, le toucher, le "feeling" est très bon : elle est plutôt lourde, parois épaisses, une qualité de verse irréprochable, et une peau d'un magnifique grain. Côté dégustation : parfaite restitution des parfums des feuilles sèches et chaudes, différent du zhong. Et superbe liqueur. Je crois entrevoir ce dont parle Raphaël en évoquant le "liant, l'orchestration" entre les notes que donne une bonne théière à la liqueur. C'est très différent de ce qui sort du zhong, plus plein, moins râpeux, ...Je vais continuer de creuser tout ça, avec le plus grand bonheur...
Merci encore Stéphane.

Par Lionel
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Mardi 4 décembre 2007
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Par Lionel
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Samedi 23 février 2008
Ma Fang yi gong xin hu à Rochers sans brossage :

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Après brossage, apparaît un léger dépôt blanchâtre 
qui disparaît quand on y passe le doigt, et a fortiori 
après avoir frotté la théière avec un chiffon humide :

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Déjà observé cela ? Des explications ? (style télégraphique <= Ethan dans mes bras ;-))
Par Lionel
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Vendredi 14 mars 2008
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Quelques photos de mon quotidien de thé...

J'ai commencé il y a 6 ans avec une étagère d'un meuble existant, puis un petit meuble à 1 porte, me voici rendu avec ce meuble à 2 portes...Remarquez mon oeuvre de calligraphe...

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Vue du dessus : la jarre à pu er, le plateau "du quotidien" avec la théière en grès de 30 cl, plus loin les théières à GFC...



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Etage supérieur : un peu de matériel dont un superbe pot et la petite tasse Qing...des rochers, et bien des pu er...Belle homogénéité de couleurs marron, vert...

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Enfin, en dessous, les thés du petit dej, des boîtes vides, matériels en sommeil...



Et chez vous, c'est comment ?
Par Lionel
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Jeudi 14 août 2008


Poursuite aujourd'hui de la découverte de la théière marron...Au menu : Wuyi Rou Gui n°1 de la Maison des Trois Thés. 6g pour 14 cl environ. Je tâtonne encore sur le dosage...J'ai lu que Raphaël tu dosais tes rochers (en tout cas le Da Hong Pao) 8g pour une théière de 16 cl, en théorie je suis donc un peu faible dans mon dosage mais bien-sûr il n'y a pas de règle...

Le parfum des feuilles sèches dans la théière ébouillantée d'abord : c'est divin, tout simplement. Un excellent rendu, fidèle aux effluves qu'offrent les feuilles telles qu'elles, quand on y envoie un peu d'air chaud. La théière, bien que non culottée, n'interfère donc pas trop, ne diffuse pas un fort parfum d'argile...





Première infusion : 20 sec. L'enchantement se poursuit : divin nectar. Je ne connais pas ce thé depuis très très longtemps, j'ai du en boire 5 fois en gfc avant...mais là je dois dire que je le redécouvre...Alors est-ce le fait de manipuler une nouvelle et si agréable théière qui me voile les yeux et le palais ? ou est-ce bien réel ? Un peu des deux on va dire...C'est si délicieux...Je ne me lancerai pas dans une description de toutes les nuances constitutives de la complexité que j'ai ressentie mais c'est très riche assurément. Fondu, harmonieux, gourmand mais pas trop, fruits secs, fruits rouges...









Quelques mots sur la théière maintenant...
Potier : Cai Man Zu, Taïwan, fabrication contemporaine.
Volume : 14 cl (env.)
Terre : marron, entre chocolat au lait et chocolat noir...(?), parsemée de multiples points noirs...Dureté moyenne. Parois ni très fines ni épaisses.
Petite embase. Ouverture et couvercle plutôt petits. Le bout du bec est imparfaitement exécuté, il n'est pas tout à fait horizontal...

Elle monte très vite en température, garde l'eau très chaude longtemps et redescend aussi vite en température une fois vidée.

Elle a une texture, un grain de surface vraiment agréable à regarder et toucher. Rien à voir avec mon autre taïwanaise lisse et brillante. Ici il y a un très très léger grain, c'est comme poudreux, farineux, et c'est mat. Cette texture lui confère selon ce qui m'a été dit une très bonne capacité à se pâtiner, prendre de la brillance au fil des infusions.





Voilà quelques mots supplémentaires pour faire entrer cette théière dans la déjà très riche communauté de théières de la blogosphère du thé française, européenne voire mondiale...




la liqueur en son corps irradie
de son bec la lumière jaillit
théière photophore


Par Lionel
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Dimanche 19 octobre 2008

il y a 10 minutes, ombres projetées du plus beau duo de théières du monde...non ?
Par Lionel
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Lundi 27 octobre 2008

















Par Lionel
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